Technique du plus gros parieur professionnel français aux courses
Cette technique de gains est extraite du livre « Gagnant ! », qui raconte l’histoire d’un des plus gros joueurs professionnels de France, aux courses. Le seul véritable parieur professionnel de ces dernières années. Cette méthode de pari lui a permis de gagner plusieurs millions d’euros, nets, sans savoir vraiment combien, car la motivation n°1 de ce passionné des courses n’était pas de gagner de l’argent, mais plutôt l’analyse des chevaux. Pour lui, parier n’est pas jouer : c’est un métier. Découvrez ci-dessous les « trucs » du plus grand turfiste français.
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La technique de pari d’un joueur professionnel
La base de sa méthode : Ce turfiste professionnel opte pour les chances simples et pari seulement sur un cheval, en Gagnant ou Placé. Pour lui, le rapport du cheval est secondaire : une fois qu’il a choisit son gagnant, c’est à lui d’utiliser sa stratégie pour exploiter le filon. Si c’est un gagnant à 1.10 Placé, mais qui a 99% de chances d’être dans les trois premiers, il se considère plus fort que le risque, et peut jouer une forte somme.
Chaque matin, il lit la presse et prépare ses jeux de l’après midi. Il étudie en priorité la musique du cheval, qui est en quelque sorte la carte d’identité du cheval. Elle permet de savoir en un clin d’oeil si le cheval est performant ou pas. Puis il regarde le jockey qui montera le cheval et son entraineur. Pour vérifier l’intuition née de la musique, ce parieur pro ce livre à une étude plus approfondie de la presse écrite (Paris Turf, Week-end, Tiercé Magazine), qui lui permet notamment d’avoir accès à de nombreuses informations et des échos provenant directement de l’entourage du cheval (entraineur, lads..). Il glane de nombreux éléments rien que comme cela, sans même se déplacer, alors sur les turfistes les négligent ou les utilisent mal. Il interprète la moindre information, relit chaque déclaration d’entraineur en pensant à sa psychologie, en essayant de se rappeler s’il est d’une nature optimiste ou pessimiste, ce qu’il a appris en comparant ses propos d’avant-course au résultat final…. Tous les jours, le budget consacré à la presse écrite est d’environ 10€.
L’ensemble des informations récoltées dans la presse permettent d’aboutir à une synthèse, qui constitue une note pour l’avenir, réactualisée régulièrement : C’est une sorte de liste rouge de ses chevaux préférés. Ensuite, le parieur se repasse les courses disputées la veille, enregistrée au préalable sur Equidia et étudie les épreuves du jour en recherchant trois types de chevaux : Les évidences – Les fortes convictions – Les cas techniques
Les évidences > Futurs chevaux gagnants, les chevaux qui semblent au dessus des autres.
Les fortes convictions > Les chevaux repérés, qui l’ont séduit.
Les cas techniques > Par exemple quand les trois premières chances de la course font « écurie », ce qui signifie que le parieur qui a misé sur un des trois chevaux remportera son pari si un des trois chevaux remporte la course.
A noter que pour qu’il y ait « évidence » ou « forte conviction », la seule lecture du nom du cheval doit vous faire réagir… Si c’est le cas, prenez un peu plus de temps pour analyser l’opposition. Ce parieur pro ne retient que trois chevaux par jour au maximum car il pense qu’il vaut mieux jour moins souvent et plus cher.
Une fois les chevaux choisis il faut déterminer la somme à leur consacrer. Là aussi, le parieur professionnel à ses automatismes et à des mises bien définis :
- Petit tarif destiné aux chevaux inclassables : 500€, 1 000€, ou 2 000€
- Grand tarif, réservé aux vrais bons chevaux dans les grandes courses, à ses champions favoris : 5 000€, 10 000€, 20 000€
- Tarif reservé aux « cracks » confirmés : Plus de 20 000€
Lorsque le parieur professionnel repère un cheval, il se demande dans un premier temps s’il mérite le plus petit tarif. Si la réponse est négative, il s’interdit de le jouer. Si la réponse est positive, il se demande alors : Mérite t’il mieux, le grand tarif ? Une fois que son choix est fait, entre grand et petit tarif, il choisit alors la fourchette à l’intérieur du tarif (petite, moyenne ou grande). Pour choisir le montant final de la mise, le parieur a l’analyse du papier, les cotes et les avis de l’entourage du cheval.
Tout cela doit être fini assez tôt, pour se consacrer ensuite à l’étude des premières cotes. Il s’agit de savoir si la cote du cheval qui l’intéresse correspond à celle qu’il attendait.
Note : Quand un cheval est sous-coté, cela doit inspirer confiance, car les gros joueurs sont sur ce cheval. Par contre, s’il est sur-coté, cela indique que les gens ne l’ont pas assez joué, ce qui est toujours mauvais signe. Dans les deux cas, il faut être capable d’interpréter les cotes, pour déterminer si elles inspirent au pessimisme ou à l’optimisme. En n’oubliant jamais qu’un parieur professionnel n’a qu’un devoir, jouer le meilleur cheval, qu’il soit favori ou non.
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Affiner son analyse en se rendant sur le terrain
Le turfiste qui va aux courses est avantagé par rapport à celui qui reste devant se télévision. Car plus vous êtes proche de la course, plus vous pouvez l’appréhender. Il est très important de voir le cheval, parce que jusqu’au départ de la course, il peut se passer des choses, un cheval peut être nerveux ou en méforme. Au trot, il peut faire des fautes pendant son échauffement ; en plat, il peut « tirer » (se battre avec son jockey) en se rendant au départ, ce qui lui fait perdre des forces. Même quand on pense qu’un cheval est « intouchable », on ne sait jamais ce qui peut arriver…
Il est donc essentiel de se rendre sur le terrain. Notre parieur professionnel se rend sur les pistes d’entrainement le matin et à l’hippodrome l’après midi. Une fois aux courses, il sait quels chevaux il va jouer car comme nous l’avons vu précédemment, il a fait son papier, a analysé les cotes puis la répartition des mises et à déjà une idée de ce que pense l’entourage du cheval. Seule une information négative de premier plan peut l’amener à annuler l’opération prévue et à modifier ses plans. En fait il arrive à l’hippodrome seulement pour affiner l’analyse et confirmer ses convictions… d’ailleurs, il ne comprend pas les parieurs qui changent d’avis en entendant une information positive, un prétendu « tuyau », une « chaleur »…
En arrivant aux courses, le parieur commence donc à étudier la répartition des mises, ce qui a été joué Gagnant et Placé sur les chevaux de chaque course. Il prend ensuite contact avec l’entourage du cheval, son entraîneur, son lad et son jockey. Le mieux est de les voir séparément de manière à ce qu’ils parlent plus librement et sans être influencé. L’objectif est de réussir à sentir et à jauger la confiance qu’ils ont en leur cheval, mais aussi de trouver l’élément négatif, la faille. Les éléments positifs, le parieur les a déjà trouvés puisque ce sont eux qui l’ont amenés à choisir tel ou tel cheval. L’idéal pour le parieur est que les trois lui fassent comprendre que le cheval a une grande marge. La plus importante de ces trois informations est celle qui provient de l’entraineur : Elle vaut au minimum 70% de l’analyse alors que le lad pèse 20% et le jockey 10%. Bien sûr, si l’entraineur émet une réserve nette, le parieur arrête l’opération. Parler avec le jockey juste avant la course permet de voir si il est en forme, s’il a les idées claires, et non d’en apprendre plus sur le cheval. Enfin, le propriétaire peut constitué une bonne compensation quand l’entraineur ne se montre pas très bavard. L’entraineur peut être utile en donnant quelques détails sur la vie du cheval à l’écurie, ou sur des petits incidents dont l’entraineur à préféré ne pas parler. Mais l’avis des propriétaires n’est jamais décisif, car ils ont tendance à être aveuglé par l’amour qu’ils portent à leur cheval.
Toutes les occasions sont bonnes pour récolter des informations et plus particulièrement les jours sans grande course, ou il n’y pas de pression. A ce moment là, les discussion sont plus détendus et un entraineur peut, par exemple, vous indiquer que son meilleur cheval, que personne n’a vu de l’hiver, va faire sa rentrée tel jour pour préparer telle ou telle grande course un peu plus tard dans la saison… Les jours ou il n’y a pas de chevaux à jouer sont les meilleurs pour récupérer des informations. Les gains de demain sont là.
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